← Toutes les alertes
Alerte sécurité Vigilance

Fuite de données chez ENGIE : un faux conseiller peut citer votre vrai numéro de contrat

Des données de clients ENGIE (identité, coordonnées, numéro de contrat et de compteur) ont fuité via l'outil d'un partenaire. Attendez-vous à de faux appels ou SMS très crédibles.

Ce qui se passe

ENGIE a prévenu par e-mail une partie de ses clients en France : un « acte de cyber-malveillance » a touché un outil utilisé par certains de ses partenaires commerciaux pour proposer des offres d'énergie. Les données exposées sont le nom, le prénom, l'adresse postale, l'e-mail, le téléphone, l'identifiant client, le numéro de contrat et le numéro de compteur (PDL pour l'électricité, PCE pour le gaz).

Selon ENGIE, les coordonnées bancaires ne sont pas concernées, et le nombre de clients touchés n'a pas été communiqué. Le vrai danger, c'est la suite : avec votre numéro de contrat ou de compteur, un escroc peut se faire passer pour ENGIE de façon très crédible, par téléphone, SMS ou e-mail.

Les signaux d'alerte

  • On vous appelle « de la part d'ENGIE » en citant votre numéro de contrat ou de compteur : cela ne prouve rien.
  • On vous parle d'une facture impayée, d'un remboursement ou d'une coupure imminente de votre contrat.
  • On vous demande un code reçu par SMS, un mot de passe ou vos coordonnées bancaires.
  • Un message vous presse de cliquer sur un lien pour « régulariser » ou « mettre à jour » votre dossier.

Le bon réflexe

  • En cas de doute, raccrochez et contactez ENGIE vous-même, avec les coordonnées de votre facture ou du site officiel.
  • Connectez-vous à votre espace client par votre accès habituel, jamais par un lien reçu.
  • Ne donnez jamais un code reçu par SMS ni vos coordonnées bancaires : ENGIE indique qu'elle ne les demande jamais par e-mail, SMS ou téléphone.
  • Transférez les SMS suspects au 33700 et gardez une trace des messages et des numéros utilisés.
  • Victime ? Prévenez immédiatement votre banque (opposition carte : 0 892 705 705), portez plainte et faites-vous aider sur Cybermalveillance.gouv.fr.

Sources : FrenchBreaches, 24/10/2026, Cyberattaque.org, 24/10/2026, Menow, 27/10/2026